A's blogJean-Pierre ALGOUD
L'évolution créatrice disait Bergson. Je me suis efforcé de suivre ce chemin, à la manière de Léonard de Vinci, c'est-à-dire en tentant de réconcilier art et science. En effet, depuis la Renaissance, la société occidentale, à l'ombre du capitalisme, s'efforce de répartir les hommes en deux catégories aussi handicapées l'une que l'autre: les sciences et les sciences humaines (dans son contenu le plus général). Par commodité, les premières ont exclu l'homme de leur champ d'études, et les secondes extraient l'homme de son environnement. Territoires séparés et, donc, univers désintégré.
Quel était le métier d'ingénieur avant que la civilisation occidentale, dans son évolution perverse, le définisse à partir d'un statut social? En effet, de nos jours, est ingénieur celui qui a fait une grande école délivrant ce titre très protégé. Peu importe qu'à leur sortie de formation ces « ingénieurs » se réfugient dans les bureaux d'études et mettent rarement les pieds dans les usines.A l'origine du terme, dans les années 1700, un ingénieur était « un officier qui sert à la guerre pour les attaques, défenses et fortifications des places. C'est un mathématicien habile, expert et hardi, qui sait l'art de l'architecture militaire, qui va reconnaître la place que l'on veut attaquer [...] Cet ingénieur a inventé une nouvelle sorte de bombes, une nouvelle manière de camper, de faire des ponts, etc.... » (selon le dictionnaire de Furetière). Mon court passé militaire ne pouvait que se satisfaire de cette définition. On comprend mieux alors pourquoi les polytechniciens ont un uniforme. Mais ils n'ont retenu, dans la définition ci-dessus, que l'expression « mathématicien habile »...
Entreprendre. Je me suis donc lancé dans l'apprentissage et la pratique de nombreux métiers, à commencer par celui de maçon. Car il fallait bien une grande maison pour accueillir une famille et de nombreux livres. De plus, il n'y avait pas de raison que mon métier, l'enseignement, m'interdisent l'accès à des locaux réservés usuellement à la bourgeoisie d'Etat ou d'affaires, ou les deux, comme c'est souvent le cas...Tous les métiers du bâtiment ont suivi, ou presque: conception et réalisation d'une charpente, béton armé,... L'art de l'architecture dit-on dans la définition. Mais un architecte au sens ancien : quelqu'un qui est capable de monter un mur d'aplomb. Ces domaines d'activité m'ont permis de vérifier que l'intelligence ne peut se développer qu'en s'appuyant sur des actions concrètes dans un environnement donné. Le génie de Léonard s'est développé ainsi et non dans une chambre noire, dans laquelle sont enfermés les chercheurs sécrétés par le capitalisme. Si l'intelligence, du moins c'est ma conviction, est l'aptitude à résoudre des problèmes, c'est elle qui génére les procèdures conduisant à la solution. Le monde occidental actuel est un monde de procèdures, et non d'intelligence. L'homme est convaincu qu'en appliquant les procèdures, non seulement il fait preuve d'intelligence, mais que son bonheur est bout du chemin. Alors que le développement de l'intelligence est lié à la diversité des problèmes à résoudre. J'ai donc continué à tenter de résoudre des problèmes: ...
Les livres, il faut les écrire, c'était ma vocation, et les imprimer. En dehors de toutes contraintes éditoriales. J'ai donc créé une imprimerie. Les circuits de diffusion ne se prêtaient pas à la publication d'ouvrages de recherche ? J'ai créé une maison d'édition.
Enfin, pour mettre en œuvre mes idées, il fallait une entreprise, j'en ai créé une : le GI-TASS, General Institute in Theory, Analysis and Systems Survey. C'est à travers le GI-TASS que je pilote l'insertion des jeunes dans les entreprises. Il est l'interface indispensable entre l'université et le milieu professionnel. Pour cette raison, c'est une entreprise virtuelle et toujours ouverte.
La liste des formations suivies ne pouvait que déboucher sur une systémique à construire :
Enseignant-chercheur, suivant l'expression consacrée, professeur à l'université Jean Moulin, l'innovation porte sur des « découvertes » qui seraient censées permettre une plus grande maîtrise de notre environnement.
Ayant fait le tour de nombreuses forteresses, et en ayant conclu qu'il valait mieux, pour avoir une vision compréhensive, et donc saine, du réel, ne pas en avoir. J'ai choisi donc de me déplacer entre ces forteresses et de développer une philosophie de vision du réel que j'ai qualifiée de vision systémique.
Ce champ d'investigation était très à la mode dans les années 1960 car il s'était imposé lors de la seconde guerre mondiale. En effet, pour gagner la guerre, les chercheurs de toutes disciplines ont été amenés à collaborer et rapprocher leurs points de vue. La guerre gagnée, ils sont retournés dans leurs forteresses réciproques (physique, biologie, ...).
J'ai persisté car c'était cela ou la myopie cartésienne. J'ai donc opté pour une vision saine des objets de l'univers. Je suis, en systémique, le dernier des mohicans.
Coordonnées
Email : algoud @ aol.comProjets
Trois axes innovants qui ne sont que la conséquence des idées clefs que je développe depuis les années 1960 et qui se traduisent par une triple transformation:
D'où les stratégies de développement actuelles:
Mettre en place un réseau de compétences (entreprises, universités) mobilisé pour créer et animer des sites MIPS au niveau de la planète.
Faire vivre le réseau de manière à donner aux entreprises les managers dont elles ont besoin en réfléchissant sur les métiers.
Accompagner les stratégies de développement des entreprises
Cf Formation MIPS, Internationalisation
Entreprises
En dehors de son entreprise, le GI-TASS, J.-P. Algoud est en relation directe avec de nombreuses firmes, qu’elles aient accueilli des MIPS ou non.
Il s’agit outre de nombreuses PME/PMI des groupes suivants :
Enseignement
Files d'attente, chaîne de Markov
Intelligence artificielle, systèmes experts
Événements
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2007-12-14 |
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2007-08-30 |
Jean-Pierre ALGOUD est le promoteur-créateur du cycle MIPS (1989).